Association Syndrome de Malan

Comprendre,
Soutenir, Agir.

Association de familles touchées par le Syndrome de Malan. Nous offrons soutien, entraide et information pour améliorer la qualité de vie de nos enfants et proches

Le Syndrome de Malan en quelques mots

Le syndrome de Malan est une maladie génétique rare identifiée en 2010, liée à une anomalie du gène NFIX sur le chromosome 19, le plus souvent apparue spontanément (mutation de novo). Il s’agit d’un trouble du développement dont les manifestations varient fortement d’une personne à l’autre.

Les principales caractéristiques

Les personnes atteintes peuvent présenter :

  • un retard du développement moteur et du langage ;
  • une déficience intellectuelle d’intensité variable ;
  • une grande taille, une macrocéphalie et des particularités du visage ;
  • une hypotonie et des anomalies du squelette ;
  • des troubles de la vision, du comportement ou du neurodéveloppement (anxiété, troubles de l’attention, traits du spectre de l’autisme) ;
  • plus rarement, une épilepsie ou des anomalies cérébrales.

Toutes les personnes porteuses du syndrome de Malan ne présentent pas l’ensemble de ces caractéristiques, et leur intensité peut être très variable.

Notre association

Soutien aux Familles

Nous accompagnons les familles dans leur parcours : écoute, partage d’expériences et accès aux bonnes ressources.

Information & Sensibilisation

Nous informons sur le Syndrome et sensibilisons le grand public et les professionnels de santé.

Communauté & Entraide

Un réseau de familles qui se comprennent et s’entraident face aux défis quotidiens du Syndrome.

Pourquoi nous existons

L’expérience partagée de l’incertitude nous a unies. Valérie, Cécile et Anne-Astrid : nous sommes toutes trois mamans d’enfants atteints du Syndrome de Malan. Confrontées au manque d’informations en France et trouvant des réponses principalement aux États-Unis et en Espagne, nous avons décidé de créer cette association. Notre objectif commun est d’offrir soutien et information aux familles touchées par le Syndrome de Malan.

Anne-Astrid

Je m’appelle Anne-Astrid Simonnet, je suis maman d’une petite Théodozia, lumineuse et courageuse, âgée de 7 ans. Elle a été diagnostiquée en janvier 2025 du Syndrome de Malan. Bébé, elle grandissait comme tous les autres, avec ses sourires, ses gazouillis, ses premières découvertes. Rien ne laissait présager ce qui allait suivre. Mais petit à petit, nous avons remarqué que son apprentissage et son évolution étaient différents. Plus lents, plus fragiles, parfois incompris. Chaque étape, se retourner, s’asseoir, marcher, parler semblait lui demander un effort immense, comme si elle gravissait une montagne invisible que les autres enfants franchissaient sans même s’en rendre compte.
Et là, ce fut le choc. Le diagnostic est arrivé après une longue attente, jalonnée d’examens, de doutes, et d’un parcours médical semé d’incompréhensions et cela, malgré notre propre appartenance au corps médical. Avant d’obtenir enfin l’autorisation de réaliser un test génétique, nous avons perdu un temps précieux à chercher des réponses, à multiplier les consultations, à nous questionner, nous culpabiliser souvent sans véritable écoute. Le Syndrome de Malan étant encore trop méconnu, chaque rendez-vous ressemblait davantage à une quête solitaire qu’à un accompagnement éclairé.
En tant que maman, j’ai dû faire des choix sans repères, sans soutien clair. Chaque décision qu’elle soit scolaire, médicale ou thérapeutique s’est faite dans le brouillard, avec le poids de l’incertitude. Nous avons été confrontés à des jugements, des hypothèses non fondées, des étiquettes posées trop vite. Et pendant ce temps, ma fille attendait qu’on la comprenne. Chez elle, c’est la vue qui a été le plus touchée : nerf optique grêle, chiasma altéré, une acuité visuelle de 1/10 dans chaque œil, 2/10 avec correction. Elle n’a marché qu’à 3 ans et demi, et présente un retard global dans ses acquisitions : motricité fine, langage, compréhension… Mais elle avance, avec une force et une douceur qui bouleversent et surprend toujours. Ces enfants sont surnommés les Tournesols : une grande tige fragile, mais une capacité à rester debout face aux tempêtes. Ils sont lumineux, gentils, et résilients. Et oui, ces enfants ne rentrent dans aucune case.

Après avoir discuté avec de autres mamans (Valérie et Cécile), nous avons décidé la création de l’association du Syndrome Malan France en 2025. Pour se rassembler malgré les distances, partager les parcours pour l’éducation, les soins, et la reconnaissance du Syndrome de Malan. Un combat quotidien, avec une vision incertaine de l’avenir, et des choix difficiles à faire entre les handicaps présents.

La petite Théodozia est un rayon de soleil. Elle illumine nos vies par sa tendresse, sa joie, sa force tranquille. Elle nous apprend chaque jour à regarder autrement, à aimer plus fort, à croire en l’impossible (mot qu’elle m’a fait bannir de mon vocabulaire) .
A ce jour, je remercie tous les accompagnants (professionnels de soins, scolaire, extra-scolaire) qui ont cru en elle et ses capacités, le journal de ma région qui m’a permis de faire découvrir ce Syndrome et mes collègues du bloc (infirmier et chirurgien) qui m’ont aidé dans le parcours de soins et ont couru à l’ékiden pour les enfants malan connus, ainsi que ma famille. Tous ont aidé avec leur moyen et leur savoir à un épanouissement, une reconnaissance, une compréhension et une adaptation pour son bien-être physique, mental, émotionnel et qu’elle puisse être Elle cherchant toujours le dépassement du handicap et sa propre logique.

Cécile

Je suis la maman d’Iris née en 2023. Iris a été diagnostiquée à l’âge de 21 mois, un diagnostic particulièrement précoce comparé à celui de nombreux autres enfants. C’est son ophtalmologue qui a émis des premiers doutes et qui nous a orienté très tôt vers un neuropédiatre. Quelques mois plus tard et un test génétique réalisé, nous pouvions désormais expliquer pourquoi notre fille n’avançait pas comme les autres et pouvoir y mettre un nom : Syndrome de Malan. Iris présente toujours aujourd’hui un retard de développement important mais elle progresse à son rythme. Elle illumine notre entourage par ses sourires et son rire.
Iris est accueillie à l’école maternelle classique et est suivie dans un CAMSP où toutes les semaines elle a un suivi en kiné, orthophonie, ergothérapie et psychomotricité. Nous avons également fait le choix d’essayer des thérapies intensives (Tomatis, CME Medek notamment) pour l’aider au maximum à développer ses capacités. Chaque progrès est une victoire que nous savourons précieusement.

A l’annonce du diagnostic, avec son papa, nous avons très vite voulu être en contact avec d’autres familles et donner du sens à cette nouvelle vie. Nous nous sommes très vite rendus compte, qu’en France, aucune association n’existait pour soutenir les familles et accompagner les personnes porteuses de cette anomalie génétique. Un vrai manque. L’idée de créer cette association a germé et ce fut une évidence de s’associer à Valérie et Anne-Astrid dans cette aventure solidaire et créer ensemble cette association.

Valérie

Tout a commencé avec une question simple, mais sans réponse : qu’a mon enfant ?
Mon fils est né en 2009. Très vite, j’ai senti que son développement était différent : retard moteur, difficultés de langage, troubles de la praxie… Comme beaucoup de familles, nous avons cherché des réponses. Et comme beaucoup d’enfants, il a été “mis dans une case” : TSA, retard global, retard mental… faute de diagnostic précis.
Des tests génétiques sont réalisés à ses 4 ans. Un an d’attente. Résultats négatifs. À l’époque, le Syndrome de Malan, pourtant identifié dès 2010, n’est pas recherché : trop rare, trop peu connu en France. On nous demande de revenir… dix ans plus tard.
Dix ans sans nom, mais pas sans solutions.
Car même sans diagnostic, mon fils avance. Il est accompagné au CAMPS, au SESSAD puis en libéral en psychomotricité, en orthophonie, en ergothérapie. Il suit un parcours scolaire adapté, en ULIS puis en IME. Nous avançons, pas à pas, avec les moyens du moment.

Puis, dix ans après, tout bascule.
Je retrouve le même pédiatre à l’IME. Il relance les examens à la Timone. Encore de l’attente. Encore des épreuves, notamment pour mon fils, pour qui l’hôpital est une source d’angoisse.

Et enfin, la réponse tombe : Syndrome de Malan. Un soulagement. Et en même temps, une nouvelle aventure. Car en France, presque rien. Peu d’informations, peu de familles, peu de repères. Alors je me tourne vers les États-Unis, où une fondation existe déjà. Malgré la barrière de la langue je prends contact avec la Présidente Kim. Cette rencontre m’aide à mieux comprendre certains symptômes de mon fils, à mettre du sens. Puis, j’échange avec des parents francophones connus de la Foundation. Je ne suis plus seule.
Quelques mois plus tard, je participe au 1er Congrès organisé à Madrid en 2025 par l’Association espagnole. Là-bas, des familles, des professionnels, une énergie collective. Une preuve que c’est possible.
Alors je me lance avec d’autres mamans, nous décidons d’agir. De ne plus attendre.
En décembre 2025, notre association voit le jour. Aujourd’hui, l’histoire continue.

Faire connaître le Syndrome de Malan.
Rompre l’isolement.
Soutenir les familles.
Créer du lien.
Faire avancer la recherche.

Parce qu’aucune famille ne devrait rester seule face à l’inconnu. Parce que derrière chaque diagnostic, il y a une histoire, un enfant, une vie. Et parce que grâce à l’engagement, des réponses arrivent et donnent un sens à ces épreuves de la vie, qui permettent de mieux les appréhender.